Pourquoi je déteste Vesoul

Publié le par Carlino

Pourquoi je déteste Vesoul?
Huit raisons pour y répondre

 1  Vesoul, c'est pas Lyon, et même dans le meilleur des cas, ce ne sera jamais Lyon. Car personne, à part Lyon, ne peut-être Lyon.
 2  Et en plus de ne pas être Lyon, Vesoul c'est la campagne. 20 000 habitants (la moitié du stade de Gerland, mon Dieu!), une usine de Peugeot et une brochette de gars avec une mentalité de paysan. Bon à la rigueur, c'est pas de leur faute. Je pense pas qu'ils aient décidé de venir ici!
 3  Pour aller à Vesoul, faut un train (et un car). Et pour prendre un train, tant que la SNCF sera encore en position de monopole sur le marché du transport ferroviaire de personnes, et bien il faudra prendre la SNCF. Et quand chaque dimanche à 17h, gare de Lyon Part-Dieu, on attend au moins une demie heure que le train soit préparé, et bien il faut avoir les nerfs bien accrochés. Tout ça pour aller à Vesoul.
 4  A Vesoul, je ne suis pas chez moi, c'est sûr. Mais je le suis encore moins quand on sait que je suis forcé de vivre dans ma famille (famille éloignée, tellement éloignée qu'au final, j'ai vraiment pas grand chose à leur dire... non en fait je n'ai rien à leur dire). Je n'ai pas de "chez moi", nulle part... Je suis parti de chez moi, mais je n'ai pas emménagé. C'est rageant.
 5  Je loupe tout, en étant ici. Bon, il est vrai qu'on se fait des soirées comme j'en ai rarement faites, mais pour ce qui est de la Ligue des Champions, ah là je loupe vraiment tout! Bah quoi... C'est important, pour moi...
 6  Je loupe mes potes, aussi. J'ai réussi à renouer des liens avec de vieux potes du lycée, et voilà que je dois m'en aller? Qu'est-ce que c'est que ce bordel?!
 7  Ma semaine, ma vraie semaine, se résumé à 42h, environ (de 22h30 le vendredi à 17h le dimanche). Qui peut faire ce qu'il a à faire quand il a une semaine de deux jours? Franchement, personne. J'ai besoin de temps à Lyon. Je veux aller faire ci, ça, et ça aussi. Je veux pouvoir profiter de ma chérie, profiter de ma maison (même si elle tombe en ruine, je m'en fous), je veux pouvoir vivre ma vie comme j'en ai vraiment envie.
 8  J'aurais dû le mettre en première position, mais comme on dit, les derniers seront premiers, alors voilà : ce qui me fait le plus rager, dans cette histoire, c'est que je suis loin, très loin de ma chérie. Merci Orange pour les appels qui durent des heures le soir, mais il reste toujours un gros manque. Passer deux ans à se voir au minimum une fois par jour, puis, du jour au lendemain, se voir deux jours par semaine, c'est dur. Très dur. Alors c'est bon, on tient le coup, pas de soucis (we're strong!). Mais voilà, ca me met de mauvaise humeur, alors je suis pas toujours agréable à vivre... Je m'en excuse.
Voila. Huit raisons pour lesquelles je n'aurais jamais dû venir ici. L'IUT, et les potes que l'IUT m'a permis de me faire, voilà les seules choses bénéfiques que j'arrive à voir, la-dedans. Et encore... L'IUT en lui-même, j'aimerais que la chance commence à tourner, et les notes à suivre... Mais là, rien n'est encore joué, je me prononce trop vite.

Mais putain! Vivement dans deux ans. De retour à la maison, ou même ailleurs, mais pas ici!

Et puis... pas tout seul ; )
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Publié dans Still in my bed

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