Séquence Cinéma

Publié le par Carlinow

Depuis une semaine, je passe quasiment tout mon temps de libre devant mon ordinateur -jusqu'ici rien d'étonnant- à faire ce montage vidéo qui va relater les douze jours que j'ai passé Outre-Manche. Dix sept minutes et 220 Mo. Et je n'ai fais que trois petits jours pour l'instant.
Bref.
Ca m'a fait réfléchir. Je me suis mis un peu à la place d'un réalisateur. Et bien si j'étais réalisateur, je serais impatient de montrer mon film à chaque scène montée dont je suis satisfait. Dur dur de garder le suspense entier. Même si je sais que c'est ce qu'il y a de mieux. Enfin voilà, j'ai hate de montrer mon boulot aux gens.
Et puis je me suis dis que ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé de cinéma ici. Des films que j'avais vu.
Alors voilà une petite compilation.

La dernière fois, c'était Un jour sur Terre. Et ca date de fin novembre. Autant dire que ça fait longtemps. Depuis, j'ai bien sûr mangé un tas de films. Pas forcément au cinéma (vu le prix), mais j'ai quand même besoin de regarder des films.

seance_cine-copie-1.jpgIl y a eu My Blueberry Nights, film de Wong Kar-Wai, qui offre un premier rôle à Norah Jones et un rôle de barman new-yorkais à Jude Law (génial!). L'histoire est celle de Elizabeth (Norah Jones), qui après une rupture difficile, décide de partir loin de New York, histoire de digérer un peu. Elle fera de nombreuses rencontres, dont un policier tourmenté par le départ de sa femme, ou une jeune joueuse invétérée (jouée par Natalie Portman). A en croire les critiques des spectateurs, deux camps se sont formés : ceux qui ont adoré, et ceux qui se sont endormi et ont détesté. Moi, je n'ai jamais aimé faire comme tout le monde. Alors sans pour autant dire que j'ai adoré, j'ai trouvé que c'était un très bon film, meilleur que ce que je pensais, et d'où je suis sorti de bonne humeur et avec le sourire, malgré le froid et deux fleuves à traverser pour rentrer. Et puis à Noël, on m'a offert un bon d'achat Fnac. Merci Betty. J'en ai donc profité pour aller faire un tour au rayon DVD. Mon rayon de prédilection. Je suis tombé sur le dernier Tarantino, Le Boulevard de la Mort. 20€ en coffret collector. Je n'ai pas hésité. J'ai acheté. De retour à Vesoul début janvier, on m'a prêté Planète Terreur, de Robert Rodriguez. J'étais donc paré pour une session complète Grind'House. Je me suis posé un dimanche matin et j'ai enchaîné les deux, en commençant par Le Boulevard de la Mort. Et j'ai vraiment, mais alors vraiment adoré ce film, retrouvant tous les ingrédients qui faisaient d'un film un excellent Tarantino. Le film raconte deux histoires, mais toutes les deux tournent autour d'un homme : Stuntman Mike (Mike le Cascadeur, joué par Kurt Russel), un ancien cascadeur en voiture, complètement barré, qui s'amuse à traquer des filles en voiture et à les cartonner. Grosses voitures, bonne musique et belles filles : cocktails du tonnerre pour ce Tarantino ultra-réussi. J'ai donc enchaîné sur Planète Terreur, et là c'est un tout autre registre. Les deux films ont plus ou moins un rapport l'un avec l'autre, mais à part deux ou trois clins d'oeil, ils n'ont strictement rien à voir. Avec Planète Terreur, on se retrouve un peu dans Une Nuit en Enfer. Du Robert Rodriguez tout craché, donc. Cette fois, pas de vampire, mais un étrange virus qui se répand dans la ville, et transforme la population en zombie gangrainé. Assez dégueu. L'histoire est assez simple à imaginer : un petit groupe d'humains, dont Cherry (Rose McGowan), gogo danceuse qui s'est fait arracher une jambe (ou "pute unijambiste" comme dirait Tarantino, qui joue un rôle dans le film) arrive à résister au virus et tente de trouver un moyen pour s'échapper de la ville infestée. Le film est... gore! Ca tire dans tous les sens, les membres gangrainés volent et les pustules explosent. Un bon film de genre, cependant. A regarder au quinzième degré. Je suis retourné au cinéma, en janvier, voir Into The Wild, film magnifique et aussi engagé que son réalisateur : Sean Penn. Illustré d'images toutes aussi magnifique et d'une bande son calme et appaisante, le film raconte l'histoire vraie de Christopher McCandless (Emile Hirsch), qui après avoir obtenu son diplôme, est parti de chez lui pour parcourir l'Amérique, jusqu'à son but final : l'Alaska. Sur le chemin, il fera de nombreuses rencontres toutes plus intéressantes les unes que les autres, comme un couple de hippies, ou un fermier (joué par Vince Vaughn)... Un film magnifique, donc, mais frustrant lorsqu'on le voit à Vesoul, tant il donne envie de tout claquer et de partir à l'aventure... Un peu plus tard, je suis allé voir Les Liens du Sang, un film de Jacques Maillot avec Guillaume Canet et François Cluzet. Le film, qui se déroule à Lyon dans les années 70 -!!!- raconte l'histoire de deux frères. L'un est flic, François (Guillaume Canet) et l'autre vient de sortir de prison, Gabriel (François Cluzet). Malgré ses efforts pour se ranger, Gabriel se met à refaire ce qu'il sait faire de mieux : le banditisme. Pour François, il est donc difficile de mener sa vie de flic sans prendre en compte sa vie de famille. Et vice versa... Est-ce parce que ce film se passe à Lyon? Ou bien dans les années 70? Ou bien les deux?... Mais j'ai été agréablement surpris. Je pense que c'est beaucoup le contexte qui joue. Il n'empêche que je suis reparti du cinéma avec la sensation d'avoir vu un bon film! Ca m'a fait pensé, dans un sens, au film que je préfère, à mon film de prédilection, mon film que j'aime, MON FILM! J'ai nommé : Romanzo Criminale. Je pensais avoir déjà parlé de ce film sur ce blog, sachant que je l'ai découvert il y a un an environ, que j'ai acheté le DVD et que j'en suis donc devenu archi-fan... Dix fois que je le répète, vraiment?! Bref. Ce film magnifique de Michele Placido raconte l'histoire du Libanais, du Froid, du Dandy et de toute leur bande, qui ont décidé de conquérir la Rome des années 70 en contrôlant les réseaux de prostitution, de drogue et de jeux. Avec comme fond l'Italie des années 70, les années de plomb et le terrorisme des brigades rouges (enlèvement et assassinat d'Aldo Moro, attentat de la gare de Bologne...), soit une période qui, il faut bien que je l'avoue, me passionne, ce film parvient à nous garder en haleine du tout début jusqu'à la toute fin. A cela on rajoute la musique, made in Italie (pour la plupart) mais surtout made in 70's. Et nous avons donc ce fameux film parfait, auquel, s'il fallait le noter, je mettrais 50/20. Concernant les films déjà vus en DVD, mais revus pour l'occasion, il y a aussi eu Fight Club. Je n'avais pas revu ce film depuis longtemps. Ce film où Brad Pitt a tellement la classe qu'il arrive à me rendre jaloux, où Edward Norton est parfait en fan d'Ikea qui part en couille, et où Helena Bonham Carter est complètement givrée!... Je ne me souvenais pas non plus que la musique était si bonne, alors pour l'occasion, j'ai retrouvé la bande originale que j'avais sur mon ordinateur et je l'ai écoutée en boucle. Et puis il y a eu True Romance, avec Christian Slater et Patricia Arquette, tentant d'échapper à des dealers siciliens en se réfugiant à Hollywood...! Un chef d'oeuvre, également...

Bref le cinéma. Mon Dieu ce que c'est bon. Et Mon Dieu, que ferait-on sans lui? D'autres films m'attendent, mais ce sera pour plus tard...
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D
j'ai tout lu et ça donne envie de voir ses films dis donc. Mais pas toute seul comme une déprimée lol
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