Journée de m*rde
C'est dingue comme parfois, on sent, dès le matin, à peine une paupière ouverte, que la journée qui nous attend va être... merdique! On a pas encore posé un pied par terre qu'on a envie de se recoucher tout de suite. Parce que de toutes façons, si on met un pied par terre, on sait déjà que ce sera le mauvais.
Tel fut mon réveil ce matin. 7h00 et pas envie de se lever. 7h00, la tête dans le brouillard, et déjà une journée de merde qui commence.
Tel fut mon réveil ce matin. 7h00 et pas envie de se lever. 7h00, la tête dans le brouillard, et déjà une journée de merde qui commence.

Nerfs à vif
Bien sûr, ça aurait pu s'arrêter là. Se lever du mauvais pied, ça arrive à tout le monde, et puis ça passe une ou deux heures après, après une bonne rigolade entre potes. Mais moi, quand je me lève du mauvais pied, c'est pour toute la journée.
Faut dire que les cours ont pas franchement aidé. Des cours pas motivants pour un sou. Des chiffres et du théorique, voilà ce que je bouffe depuis un mois. Moi qui n'aime ni les chiffres ni la théorique, je me sens plutot perdu. Et mal barré. Car les controles arrivent à grand pas. Les cours ne me motivent pas et j'ai l'impression d'aller dans une impasse, voire dans le mur, mais si je veux me barrer d'ici, faudra bien que je me motive pour bosser mes révisions. La décision est prise. Le seul cours qui aurait pu rattraper les autres était le cours d'allemand. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours beaucoup plus accroché avec les langues. Seulement voilà, je me retrouve dans mon groupe avec quelques loosers insupportables! Je ne les aurais pas calculés si ma journée avait été bonne, mais là c'était intenable. Physique. Je n'arrivais pas à les encadrer! Et puis cette prof d'anglais, insupportable elle aussi, avec son accent français! Et encore, ça, c'est quand elle parle anglais... C'est un peu bizarre, pour une prof d'anglais. Soit. J'ai torché son exercice en vingt minutes. Il était censé durer deux heures. J'ai dormi le reste du temps.
Et puis le volley... Le volley, je pensais que ça allait me défouler. Bah ca a complètement loupé. Ca jouait pas ou peu. Se retrouver à jouer avec des loosers ou des casse couilles, quand on veut jouer bien pour se défouler, ca enerve encore plus. Résultat des courses, un état de nerf encore plus impressionnant qu'avant! Ca a vraiment loupé! J'aurais mieux fait de rester chez moi ce soir. J'ai hésité. J'ai franchement hésiré. Je savais que si je n'allais pas au volley, je passerais une soirée bien bien meilleure!! Bah j'y suis quand même allé, parce que je suis responsable d'activité, et que je savais qu'il n'y aurait pas grand monde, alors j'allais devoir assurer un peu la présence. J'ai joué à pile ou face. J'ai perdu. C'était quitte ou double.
Ah je déteste être dans cet état de nerf. Je ne sais même pas pourquoi ça m'arrive, mais ça m'arrive. Du coup ça m'énerve. Saloperie de cercle vicieux. En plus je le sens quand j'ai les nerfs à vif. Physiquement. Je sens des frissons parcourir mes bras, remonter jusqu'à mon cou, passer derrière ma tête jusqu'à la base de mon cerveau. Saloperie de décharge électrique.
A la veille de l'anniversaire de la mort de Che Guevara, j'ai envie d'une putain de révolution. Un truc qui me motiverait, un but. Savoir où je vais et pourquoi je fais ce que je fais. Voilà ce que j'ai envie. Je regarde la photo de Jean Moulin en fond d'écran de mon portable... Quoi que... J'ai changé... Maintenant c'est une jolie beach volleyeuse... Vue de dos. Bref! Il me suffit de voir cette photo (celle de Jean Moulin) pour avoir envie de rentrer dans la Résistance. Ne pas me laisser faire, car je déteste qu'on fasse des choix pour moi. Entrer en Résistance contre l'administration de cet IUT qui fait n'importe quoi. Entrer en Résistance contre notre pouvoir, et notre Président, démocratiquement élu à 53% mais qui m'insupporte. Entrer en Résistance contre ceux qui pensent qu'à l'IUT, la gue-guerre entre GLT et HSE, ca a du bon. Désolé pour ceux qui ne comprendront pas. Bordel j'ai envie d'un bain, d'un joint, d'amour et de musique de hippie!
Un peu utopiste, tout ça. Je dis pas le contraire. Merci quand même Ernesto. Merci quand même Jean. Maintenant il est l'heure pour moi d'aller me coucher. Demain est un autre jour. Ca ira mieux...
Ca ira mieux.
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